Texte Libre

Amandine, vendeuse vidéo au magasin Virgin des Grands Boulevards et représentante SUD, vient d'être licenciée !
 

Ce n'est pas la première fois que les libertés syndicales sont attaquées chez Virgin : il y a quelques années, la direction s'est illustrée en licenciant, avec l'accord du Ministère du Travail de droite, un représentant CGT au motif qu'il aurait... harcelé moralement son Directeur !

il faut savoir qu'Amandine a été désignée Conseillère du salarié (statut de salarié protégé) par Solidaires Paris. A ce titre, c'est au Comité d'Entreprise et à l'Inspection du Travail de se prononcer sur le bien-fondé de son licenciement. La direction de Virgin a donc délibérément choisi de passer outre cette protection.
 
Le développement et l'action du syndicat SUD Virgin, depuis sa création en mars 2006, n'est pas sans inquiéter une direction particulièrement réactionnaire qui a recours à l'intimidation (vigiles et huissier en permanence au magasin).
 
Nous appelons à la constitution d'un comité de soutien, ouvert à tou-te-s, autour d'Amandine, pour sa réintégration dans les plus brefs délais, et plus largement, pour le respect du droit syndical et des droits des salarié-es de l'enseigne. 



Après un an de lutte, Amandine a réintégré son magasin le 13 décembre 2007 et remercie tous ceux qui l'ont soutenu ! 

La lutte continue pour soutenir Sylvain, représentant SUD au Virgin de Saint-Quentin-en-Yvelines, sanctionné à plusieurs reprises et menacé de licenciement... Rendez-vous aux Prud'hommes le 17 septembre 2008 pour faire cesser cette discrimination syndicale !
Vendredi 31 août 2007

Ce soir là, nous sommes plus nombreux que d’habitude (dont des camarades de la CGT, de la CNT et de la LCR), notre appel suite à l’incident de la semaine dernière a bien été entendu.

Les policiers en tenue sont eux aussi de retour tandis que leurs collègues en civil n’ont fait qu’un passage rapide. Une nouveauté : les voilà faisant les plantons entre les deux portes d’entrée du magasin. Dans quelle intention ? Difficile à savoir. Mais l’effet visuel, lui, est garanti : entre la guirlande d’uniformes de vigiles et d'agents qui orne l’entrée du magasin et notre propre guirlande d’affiches, d’hommes-sandwiches et de tracts à disposition sur notre table, même les clients les plus décidés à ne rien voir et à ne rien entendre ont du mal à ne pas percevoir que le magasin où ils s’apprêtent à entrer est sous haute surveillance et pas en raison d’un colis suspect !

Est-ce pour cette raison que nous enregistrons un nombre particulièrement élevé de réactions de sympathie (discrètes souvent mais réelles) ? Sans doute mais pas seulement : de toute évidence, grâce à l’heureuse initiative des autorités qui ont jugé bon de ressortir un vieil arrêté interdisant la distribution de tracts sur le boulevard, notre rassemblement de protestation contre la répression patronale de l’expression des salariés est aussi perçu désormais comme une forme de défense de la liberté d’expression tout court dont chacun sent confusément qu’elle aussi est de plus en plus menacée. Qu’entre l’arbitraire patronal et l’arbitraire du pouvoir il y a comme un lien, ça saute en quelque sorte aux yeux de tous même des plus myopes…

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Samedi 25 août 2007

Par un mail égaré, nous avons eu vent de la procédure instaurée par la direction en cas de « problème » (comprenez notre présence) au magasin de Saint-Quentin : pas moins de six appels téléphoniques à passer à la hiérarchie, au centre commercial et à la Police et, en cas de fuite,  une commande de dix vigiles à passer au siège voire la convocation d’un huissier… On espère que cette procédure va être généralisée à tous les magasins que nous visitons. A part ça, Virgin est sur la paille !

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Vendredi 24 août 2007

Le rassemblement de ce soir semble se dérouler normalement : pas de distribution de tracts mais invitation aux passants et aux clients à se servir eux-mêmes pour respecter les injonctions préfectorales ; pas de mégaphone mais la simple utilisation de la voix, chaque fois que les portes du magasin s’ouvrent pour laisser passer un client, portes vite refermées par les vigiles en faction car notre simple voix suffit à gêner les affaires de la boutique. Dans l’ensemble, les passants et les clients viennent de plus en plus nombreux devant la table de presse, discutent, s’informent et souvent manifestent leur solidarité.

Tout d’un coup, un mec qui zonait un peu plus loin avec sa canette à la main se rue sur le copain qui jouait l’homme-sandwich et lui arrache le papier qui le bardait. Les vigiles s’approchent tandis que nous évitons de nous engager dans la provocation et restons calmes. Bizarrement, tout cela se produit au moment où les deux policiers en civil qui assistent à notre rassemblement ont décidé de faire un tour et un soir où ceux en tenue qui y assistent depuis deux mois sont absents. Le rassemblement se termine sans incident.

Au début de l’été - sans savoir que le temps serait particulièrement mauvais - nous avions commencé à faire des pique-niques devant le magasin. Tout de suite, la police a menacé de faire interrompre nos activités si une seule goutte d’alcool, de vin ou de bière apparaissait sur notre table. Or, les canettes qui prolifèrent entre les mains des zigotos qui rodent autour de notre rassemblement ne semblent pas les gêner outre mesure. Serions-nous confrontés à une disparité de traitement profondément antirépublicaine ?

Ces derniers mois, nous avons eu droit à toute sorte de pressions et de tracasseries : présence de l’huissier pour nous intimider, utilisation de syndicalistes à la botte de la direction pour organiser une contre-manifestation, affiches signées par « les salariés » semble-t-il gênés par notre présence, multiplication du nombre de vigiles, avertissements et mises à pied à répétition de militants de Sud sur d’autres magasins, nouvelle contestation de la représentativité de Sud dans l’entreprise, arrivée de flics en tenue et en nombre, utilisation d’un vieil arrêté préfectoral pour nous empêcher la distribution de tracts et l’information des clients via le mégaphone… Pourquoi ne pas provoquer aussi des incidents ? N’étant pas dupes, nous pensons que notre gentillesse ne va pas les arrêter en si bon chemin.

Nous lisons donc cette tentative de provocation comme une forme de reconnaissance de l’efficacité de notre action et nous avons bien l’intention de continuer. C’est pourquoi nous invitons tous les amis et camarades à nous rejoindre aux prochains rassemblements pour faire échec à des nouvelles tentatives de provoc. Nous savons en effet que si la détermination est une arme redoutable, seul le nombre peut nous mettre à l’abri de mauvaises surprises.

Venez donc nombreux et appelez vos copains !

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Lundi 20 août 2007
A signaler la parution ce mois-ci d’un article de quatre pages intitulé « Désignation des conseillers du salarié : funeste faille dans la protection ou erreur de taille du juge des référés ? » dans la revue juridique de la CGT, le droit ouvrier. L’auteur, Maitre de conférences, se montre critique vis à vis de la décision des prud’hommes au sujet d'Amandine (renvoi de l’affaire sur le fond) et du mode de désignation des Conseillers du salarié (divulgation des noms aux organisations patronales avant la publication de la liste à partir de laquelle découle une protection irréfragable).
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Vendredi 17 août 2007

La présence pressante de la police, qui campe désormais devant le magasin, nous a amené, vu notre petit nombre (vivement la rentrée), à différer la visite prévue aux magasins Virgin de la Défense ce jour-là. Ce n’est que partie remise surtout que des camarades de SUD Etudiant et de SUD Rail nous attendaient, en vain, sur place pour nous prêter main-forte (toutes nos excuses). Le fait de tous rester devant le magasin nous a également permis de multiplier les contacts avec la clientèle. A noter la participation de Noël, un ex-salarié du magasin, et d’un Conseiller du salarié de l’UNSA à notre rassemblement.

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Vendredi 10 août 2007

Un de plus ! Nous sommes partis à une dizaine sur le magasin de Saint-Denis. Il est niché derrière le marché ce qui explique qu’il n’y avait pas grand monde et qu’il ne marche guère… Son entrée donne sur une charmante place où nous avons pu dérouler nos affichages et nous sommes restés jusqu’à sa fermeture.

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Aux Grands Boulevards, nous avons fait connaître à la clientèle l’interdiction qui nous est faite, depuis juillet, de distribuer nos tracts et ce à l’aide d’un calicot et d’un homme sandwich. Le résultat : beaucoup plus de monde que d’habitude autour de notre table de presse ! Vraiment, depuis tous ces mois, la direction s’enfonce dans le ridicule. Puisqu’on a dit qu’on ne lâcherait pas !

 

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Jeudi 9 août 2007

Une brève parue dans le numéro de cet été de Courant Alternatif, le journal de l'Organisation Communiste Libertaire :

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Vendredi 3 août 2007

Malgré notre petit nombre compte tenu de la pause estivale, nous avons pu assurer une présence sur trois magasins : celui des Grands boulevards comme il se doit et une virée sur ceux des Hauts-de-Seine. Aux Grands Boulevards, nos injonctions à la clientèle à différer ses achats suffissent, même sans mégaphone, à faire fermer les portes du magasin. Bien qu’il nous soit désormais interdit de diffuser des tracts, la direction est manifestement esseulée par notre présence qui perdure depuis sept mois. A la Défense, nous avons tracté une heure devant le magasin situé dans la gare RER sous l’œil des responsables de permanence, plus interloqués par notre présence que par le fait d’être peut-être cédés à un autre actionnaire… Nous avons aussi assuré la fermeture du grand magasin des Quatre Temps situé quelques mètres plus haut dans le centre commercial. C’est vaste et éclairé, on n’hésitera pas à revenir vite !

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L'Amandinethon

Entre le 19 décembre 2006 (date du licenciement d'Amandine) et le 13 décembre 2007 (date de sa réintégration), c’est 7 manifestations, 66 rassemblements, 70.000 tracts diffusés, 3500 signatures de pétition, 146 messages de soutien et 37 articles de presse.

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