Compte-rendu du rassemblement du vendredi 30 novembre

Publié le par soutien

«  La réintégration, on l’a voulu ! La réintégration, on l’a eu ! » avons-nous scandé abondamment, ce vendredi, devant le magasin suite à la bonne nouvelle tombée dans l’après-midi : Amandine doit être réintégrée ! Suite à l’audience du 15 octobre dernier, la chambre sociale de la Cour d’Appel de Paris a jugé que son licenciement est nul car la direction - qui reconnait avoir été informée, lors de l’entretien préalable, de sa qualité de salariée protégée - a sciemment « oubliée » d’en référer à l’Inspection du Travail ce qui est pourtant obligatoire…

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Sinon, la cession de Virgin est sur les rails (cf. l'article de l'Humanité du 28 novembre ci-dessous) :

Virgin change de main

Distribution. Les comités d’entreprise du groupe avalisent le projet de cession au fonds d’investissement Butler Capital Partners.

 
Ne restait que cette étape avant la mise en oeuvre effective. Les comités d’entreprise de Virgin France viennent de voter en faveur de la cession du groupe au fonds d’investissement français Butler Capital Partners à hauteur de 75 %, a-t-on appris en fin de semaine dernière auprès des syndicats et de la direction du distributeur qui regroupe 34 magasins à l’enseigne Virgin, 12 à l’enseigne Furet du Nord, le site de téléchargement de musique virginmega.fr et le réseau de librairie Payot. Chez Virgin Stores, le principe de la cession a été voté vendredi par set membres du CE (CFDT, CFTC, CGC et FO) alors que deux membres CGT se sont abstenus et que le représentant de SUD a voté contre. De son côté, c’est à l’unanimité que le CE du Furet du Nord a voté pour le projet. La cession de Virgin France par Lagardère Services, filiale de Hachette Distribution Services, devrait être effective au plus tard fin janvier 2008. Butler Capital Partners, qui depuis sa tumultueuse reprise de la SNCM en 2006 n’aime pas être sous les feux médiatiques, veut aller vite. Mais le syndicat SUD Virgin, par la bouche de son délégué syndical central Laurent Dégousée, souhaite au préalable « exiger de la direction, de l’actuel actionnaire et du repreneur un pacte économique et social pour assurer la pérennité des emplois et l’amélioration des conditions de travail ». Pas de panique, « la cession se fera par le haut », promet un porte-parole de la direction, expliquant qu’il « s’agit d’accélérer la diversification dans d’autres métiers que la musique et la vidéo dont le chiffre d’affaires chute ». Acquis par Lagardère en 2001 pour moins de 150 millions d’euros, Virgin n’a cessé de subir un résultat d’exploitation et un bénéfice net dans le rouge, même si depuis le début de l’année 2007 le chiffre d’affaires est en hausse de 3 % grâce, entre autres, à la papeterie et aux jeux vidéo.

Un temps convoitée par la FNAC, c’est finalement dans l’escarcelle de Butler Capital qu’est tombée la chaîne de produits culturels. « Nous sommes très inquiets pour l’avenir, poursuit le syndicaliste Laurent Dégousée. Le premier acte de ce fonds d’investissement a été de renouveler sa pleine confiance à Jean-Noël Reinhardt, l’actuel PDG qui a mené Virgin dans l’impasse ! » Selon SUD, les causes premières des difficultés de l’enseigne sont internes avec, notamment, une adaptation tardive à la technique numérique.

Christelle Chabaud


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