Soutien d'un syndiqué CGT du Commerce

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Monsieur le Directeur,
J'apprends que vous avez engagé une procédure de mise à pied conservatoire en vue d'un éventuel licenciement d'une salariée protégée de l'établissement "Virgin" des grands boulevards, conseillère du salarié du syndicat sud Solidaires.
En tant que syndicaliste cgt du commerce, j'apporte ma totale solidarité morale et militante à ma camarade Amandine.
Ayez, monsieur, l'obligeance de comprendre que la solidarité qui s'exprime aujourd'hui contre la procédure que vous avez initiée, est le reflet d'une totale désapprobation de méthodes proprement indignes de responsables d'entreprises qui vantent en extérieur, à qui veulent les entendre, les mérites d'un "dialogue social constructif et vivant avec des partenaires sociaux" et qui en interne usent des plus médiocres méthodes visant à discriminer l'action de certains syndicalistes et à les écarter de l'entreprise dans laquelle ils travaillent avec conscience professionnelle et dévouement pour leurs collègues dans les IRP et au quotidien de leur action professionnelle et militante.
Ce syndicalisme de lutte et de libre expression, s'il ne vous convient pas, je vous appelle à en référer à vos parlementaires favoris qui votent les lois régissant notamment la liberté d'expression syndicale, pour qu'ils l'adaptent à vos desiderata d'employeur. Mais avant qu'elles n'en soient modifiées, la Constitution et la Loi républicaine s'appliquent totalement dans l'entreprise dont vous avez la responsabilité.
"Dura lex, ced lex".
 Aussi, ne doutant pas que vous prendrez la mesure des conséquences sociales et syndicales de vos décisions, je vous invite à la plus grande retenue et à ne pas licencier ma camarade Amandine.

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