Dans le journal de Sud Education

Publié le par soutien

Article dans le numéro d'avril :

SUD Virgin sur tous les fronts !

SUD existe dans les magasins Virgin, propriété du groupe Lagardère, depuis maintenant un an. SUD essaye d’apporter une réponse syndicale différente dans cette enseigne de biens culturels face à la passivité des syndicats confédérés qui sont tous représentés. Que ce soit en matière de salaire, de conditions de travail et de respect des droits, ce n’est pas la tâche qui manque : 60 % des employé-es sont payés moins de 1000 euros net par mois tout en devant, pour certains, travailler le dimanche comme au magasin des Champs-Élysées.

Un plan social et l’externalisation de la logistique ont marqué l’année 2006 et une centaine de salarié-es sont licenciés chaque année pour « faute ». On a ainsi vu un stockiste viré pour avoir mangé la pizza d’une collègue et un délégué CGT licencié, avec l’aval du Ministre du Travail, pour avoir soi-disant harcelé moralement son Directeur !

L’activité intense de ses militants a d’ailleurs permis à SUD Virgin de devenir représentatif et, suite aux élections professionnelles du 20 mars dernier, de faire son entrée au Comité d’Entreprise avec un résultat égal à celui de la CFDT et de la CFTC. SUD va également s’investir dans la négociation salariale qui s’ouvre en exigeant 1500 euros brut comme salaire d’embauche (et non plus le SMIC !) et le rétablissement de l’augmentation générale des salaires, supprimée en 2006 pour les employé-es.

Le développement de SUD Virgin s’accompagne de l’ostracisme des autres syndicats et de mesures répressives de la part de la direction. Plusieurs de ses représentant-es ont ainsi eus à subir des sanctions dont Amandine, vendeuse et militante du syndicat au magasin des Grands Boulevards (Paris 2ème). Elle a été licenciée arbitrairement et illégalement en décembre 2006 alors qu’elle avait été nommée Conseillère du salarié par Solidaires Paris. Or la direction a sciemment ignoré la procédure spéciale propre aux représentant-es du personnel, passant outre l’obligation de saisir l’Inspection du travail. Cette dernière va d’ailleurs sanctionner la direction pour délit d’entrave, et les Prud’hommes doivent statuer le 6 avril au sujet de sa réintégration.

Les collègues d’Amandine ont débrayé en solidarité et, depuis deux mois maintenant, un rassemblement se tient chaque vendredi devant son magasin. Le 3 mars dernier, c’est près de 250 personnes de différentes organisations syndicales et politiques qui ont manifesté sur les Grands Boulevards pour la soutenir et des actions similaires ont déjà eu lieu devant plusieurs magasins Virgin de Province. Rejoignez le mouvement de solidarité !

Sud éducation Créteil

 Site Internet de soutien :
http://boycottvirgin.over-blog.com/

Solidarité financière :
chèque à l’ordre de SUD Virgin 37 rue de Bellefond 75009 Paris, mention « solidarité Amandine » au dos.

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