Compte-rendu du rassemblement du vendredi 24 août

Publié le par soutien

Le rassemblement de ce soir semble se dérouler normalement : pas de distribution de tracts mais invitation aux passants et aux clients à se servir eux-mêmes pour respecter les injonctions préfectorales ; pas de mégaphone mais la simple utilisation de la voix, chaque fois que les portes du magasin s’ouvrent pour laisser passer un client, portes vite refermées par les vigiles en faction car notre simple voix suffit à gêner les affaires de la boutique. Dans l’ensemble, les passants et les clients viennent de plus en plus nombreux devant la table de presse, discutent, s’informent et souvent manifestent leur solidarité.

Tout d’un coup, un mec qui zonait un peu plus loin avec sa canette à la main se rue sur le copain qui jouait l’homme-sandwich et lui arrache le papier qui le bardait. Les vigiles s’approchent tandis que nous évitons de nous engager dans la provocation et restons calmes. Bizarrement, tout cela se produit au moment où les deux policiers en civil qui assistent à notre rassemblement ont décidé de faire un tour et un soir où ceux en tenue qui y assistent depuis deux mois sont absents. Le rassemblement se termine sans incident.

Au début de l’été - sans savoir que le temps serait particulièrement mauvais - nous avions commencé à faire des pique-niques devant le magasin. Tout de suite, la police a menacé de faire interrompre nos activités si une seule goutte d’alcool, de vin ou de bière apparaissait sur notre table. Or, les canettes qui prolifèrent entre les mains des zigotos qui rodent autour de notre rassemblement ne semblent pas les gêner outre mesure. Serions-nous confrontés à une disparité de traitement profondément antirépublicaine ?

Ces derniers mois, nous avons eu droit à toute sorte de pressions et de tracasseries : présence de l’huissier pour nous intimider, utilisation de syndicalistes à la botte de la direction pour organiser une contre-manifestation, affiches signées par « les salariés » semble-t-il gênés par notre présence, multiplication du nombre de vigiles, avertissements et mises à pied à répétition de militants de Sud sur d’autres magasins, nouvelle contestation de la représentativité de Sud dans l’entreprise, arrivée de flics en tenue et en nombre, utilisation d’un vieil arrêté préfectoral pour nous empêcher la distribution de tracts et l’information des clients via le mégaphone… Pourquoi ne pas provoquer aussi des incidents ? N’étant pas dupes, nous pensons que notre gentillesse ne va pas les arrêter en si bon chemin.

Nous lisons donc cette tentative de provocation comme une forme de reconnaissance de l’efficacité de notre action et nous avons bien l’intention de continuer. C’est pourquoi nous invitons tous les amis et camarades à nous rejoindre aux prochains rassemblements pour faire échec à des nouvelles tentatives de provoc. Nous savons en effet que si la détermination est une arme redoutable, seul le nombre peut nous mettre à l’abri de mauvaises surprises.

Venez donc nombreux et appelez vos copains !

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le voisin 10/09/2007 21:26

et pourquoi j'appelerais mes copains? tu payes? combien?