En visite chez Butler le mercredi 7 novembre

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Nous nous sommes retrouvés devant le siège de Monsieur Lagardère vers 9 h 30 d'un matin froid et morne. Nous avons effectué une diffusion de tracts dans la discrétion sans l'accompagnement d'affiches habituel. Apparemment, aucun des grands dirigeants n'était présent au siège. Etant donné que notre dernière demande (reproduite ci-dessous) de rencontrer les responsables de la boite était restée sans réponse, nous pensions la réitérer ce matin. Sans succès. Nous sommes restés environ une heure à nous cailler les miches et sommes partis vers 10 h et des poussières direction Butler.

                                                                                                                                                      Le 8 octobre 2007.

  

 Monsieur le Président,

  

Bien que nous nous doutions que vous avez actuellement d'autres soucis, nous nous permettons, faute de réponse de votre part à notre courrier du 29 août dernier, de revenir à la charge concernant le problème qui nous intéresse, à savoir le licenciement abusif d'Amandine Degousée du magasin Virgin où elle travaillait.  

 

Il nous semble en effet qu'un peu de bonne volonté de votre part suffirait à résoudre ce problème mineur. En revanche, un silence persistant nous contraindrait à rendre visite aux acheteurs potentiels de Virgin pour leur signifier que cette enseigne n'a pas seulement des problèmes de rentabilité mais aussi un lourd passif social dont ils hériteront après la cession.

 

Nous vous proposons donc une rencontre dans des brefs délais, dont - notre emploi du temps étant sans doute moins chargé que le vôtre - nous vous laissons le choix de la date.

 

Dans l'attente, veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de nos sentiments les meilleurs.  

     Le collectif de solidarité avec Amandine.
 

Le siège du possible repreneur de Virgin se trouve cours Albert Ier, après la Chambre de Commerce Internationale, l'ambassade du Brésil et celle de la République Démocratique du Congo. Que du beau linge ! 

 

Au premier étage, nous avons sonné à la porte du célèbre fonds d'investissement. Sonnette, miroirs, moquette épaisse, jeune secrétaire aimable mais visiblement surprise qui appelle une autre dame. Celle-ci nous dit que les responsables sont en ce moment absents et qu'elle ne peut que transmettre la nouvelle de notre visite. Madame Vica (c'est son nom), bien que très aimable, est visiblement tendue ; nous essayons donc de la rassurer sur nos intentions : nous sommes chargés de mission par le collectif de solidarité avec Amandine pour transmettre un message que M. Lagardère refuse d'entendre. En tant que repreneur, Butler pourra lui demander, avec plus de chances d'être écouté que nous, de résoudre ce problème avant la vente. La dame écoute les quelques informations que nous lui fournissons sur le passif social qui s'accumule chez Virgin et sur notre action qui dure depuis douze mois, accepte notre tract et la lettre qui l'accompagne et nous promet de transmettre l'information aux dieux de l'étage en dessus. Nous prenons congé poliment et nous séparons dans l'intention de revenir sur les lieux si le message ne passe pas.

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